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Comment Être le Meilleur Coworker



« Je suis celui sans qui il manquerait quelque chose. »

– Le Meilleur Coworker.

« POURQUOI ES-TU LA ? »

Il va sans dire qu’il y a une raison pour laquelle je me dirige dans un espace de coworking. Quelle qu’elle soit. Il existe une intention derrière ce choix. Or, l’intention est le premier point commun avec les autres personnes peuplant cet espace. Par conséquent, il est pertinent de commencer toute conversation par cette simple question :

« Pourquoi es-tu là ? »

Quand on y pense, c’est la question que pourrait se poser deux taulards qui viennent d’apprendre qu’ils feront cellule commune. J’aime cette analogie. Elle reflète parfaitement l’atmosphère unique des espaces réduits et sociaux dont l’intention n’est pas évidente et perceptible a priori (bibliothèque, parc, bar/café, club, prison donc, hôpital, etc.) mais où la destination est connue de tous : communauté, collaboration. Cette question va droit à l’intention. J’en apprends plus sur la personne à qui cette question est posée plutôt qu’un simple : « que fais-tu ? ».  Cette question possède la vertu de lier intention et destination : en posant cette question j’y trouverai cohérence, personnalité. En posant cette question je saurai qui j’ai face à moi. Or, ce qu’une personne fait m’intéresse moins que la personne qu’elle est.

« PEUX-TU ME MONTRER ? »

Le coworking étant nouveau, unique et singulier à certains égards, une part de curiosité m’a mené là. C’est cette même curiosité qui m’y fait rester. J’admire et j’aime admirer les membres autour de moi qui font très bien ce que je ferais très mal. Il ne s’agit pas d’un groupe de personnes faisant toutes la même chose et dont peut se dégager un individu meilleur que les autres. Tous ici sont fantastiques. Tous ici font des choses uniques. Tous ici sont des mentors. Par conséquent, il est impossible d’éviter ceci :

« Peux-tu me montrer ? »

Je m’intéresse à leur travail parce que c’est vraiment intéressant et parce que le potentiel d’apprentissage que j’évalue est grand. Puisqu’ils sont talentueux, autant voir aujourd’hui ce que tout le monde verra demain. « Puis-je voir ? » Plutôt deux fois qu’une.

En sens inverse, ceux qui me montrent, ceux qui me font voir, attendent de ma part un commentaire, un avis, une critique. C’est à ce moment que je dois donner le meilleur de moi-même. Ces instants d’apprentissage accidentel, d’accélération de l’innovation, d’empathie et de confiance méritée, c’est précisément ici et maintenant, quand je m’implique dans le projet d’un autre, quand je participe à l’histoire d’un autre. Ceci a une grande valeur. C’est là que les liens de la communauté se tissent.

ÊTRE BÊTA-TESTEUR

« Comment puis-je t’aider ? » : pas terrible. Cette question n’est pas terrible car elle montre clairement que je ne sais pas de quoi il s’agit. La meilleure attitude reste bien évidemment : « Je sais comment t’aider. » J’y reviens.

La grande force d’une communauté de coworking, c’est sa diversité. C’est un atout incommensurable pour tout membre souhaitant tester une idée ou un produit. A la question « Veux-tu être un bêta-testeur ? », je réponds « Oui ! ». C’est un excellent moyen, également, de donner le meilleur de soi, de se mettre en situation collaborative et d’être constructif. Et imaginatif, très rapidement. Il y a toujours des choses à tester. En sens inverse, je ne dois pas hésiter à demander à mes coworkers d’être mes bêta-testeurs : cette diversité est une source de savoir exceptionnelle.

OÙ EN ES-TU ?

J’aime parler avec tout le monde, chaque jour. J’aime pouvoir me rappeler des discussions que j’ai eues avec chaque membre individuellement. J’aime prendre un moment pour réfléchir à l’aide que je pourrais apporter à cet autre membre avec qui je viens d’avoir une conversation fort intéressante. C’est de la bienveillance et je sais que c’est bien d’agir ainsi. « Alors où en es-tu avec… ? », « Est-ce que ça avance avec… ? » sont des preuves de mon attention.

Comme le dit si bien Tony de NWC, tout est proportionnel : j’obtiens proportionnellement ce que je donne. Point.

Tout ceci, cette « manière » d’être le meilleur coworker possible, n’est sensé que si l’on considère le coworking avant tout comme une communauté. Les relations avant les transactions. Il est évident que « tout ceci » est bien plus qu’un espace de travail. Si je viens là, c’est que je souhaite faire partie de quelque chose de plus grand que moi. Ici ça participe, ça s’implique et ça contribue non seulement pour le bien d’une communauté mais également pour l’amélioration d’un territoire. « Et si nous améliorons la ville où nous vivons/travaillons pour y faire ce que nous aimons ? » C’est l’idée. C’est le mouvement. Et je sais que ça commence petit. Nous sommes des catalyseurs.

PS : il y a cette phrase lourde de sens dans Matrix prononcée par Séraf’ lorsqu’il combat Néo : « You truly know someone until you fight him. » Il n’y a qu’un pas entre un fight club et le coworking : celui de mieux connaître les personnes qui nous sont proches.

 

Nicolas Bergé / Les Satellites

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